Aides Aux Auteurs

Aides Aux Auteurs

Ces formules à éviter à tout prix

Encore un éditeur qui a été charmé par mon style qui voulait me publier, moyennant une participation de ma part pour la sortie de mon recueil de nouvelles. Un bon pourcentage sur les ventes papier et numérique, un suivi présumé de ma carrière, des événements littéraires où je pourrais présenter mes oeuvres (salons, dédicaces etc) et une diffusion assurée sur les pays francophones. Ma participation ?: 1900 euros. Alors avec les conseils avisés d'un éditeur autre que de la littérature générale. Voilà qu'elle a été ma réponse:
 
 
 
 
 
Je viens de lire avec attention votre contrat et dans ma situation actuelle financière, je ne peux me permettre de débourser une telle somme. J'étais prêt à participer à concurrence maximale de 500 euros mais pas plus. Ce qui me chagrine aussi, c'est cette volonté de vouloir fabriquer 500 exemplaires, alors que de nombreux imprimeurs proposent des tirages à la demande à des taux intéressants. Par ailleurs, comme me le fait remarquer un éditeur de guides pratiques: 
 
 
 
"La micro entreprise, et l'auto-entrepreneuriat ont facilité la naissance "juridique" d'éditeurs qui ne se posent qu'en intermédiaire de l'autoédition sans l'avouer. Ils ont en cela une obligation de moyens (largement pourvue par l'outil internet) mais aucune obligation de résultat, comme cela est la règle en cette matière . Ils prennent donc leur bénéfice à l'entrée du "client-auteur", et attendent cyniquement la fin du contrat (au terme, ou par rupture sollicitée par l'auteur) pour refourguer à l'auteur les livres invendus à 50% de leur prix public, soit 30% net pour eux, ce qui explique en partie les tirages de 300,ou 500. A-t-on déjà vu un auteur laisser ses livres aller au pilon ?"
 
Ce même éditeur a de son côté analysé le dit contrat et voilà ce qu'il en pense sans aucun ménagement:
 
"Après vérification, en 80gr offset, le livre revient à 1,77 € TTC livré chez l'éditeur, et non pas 2 €. A ce prix, je te fais le même service, le risque étant de zéro. Chaque fois que tu voudras faire un salon, tu devras acheter tes livres, et leur laisser un boni de 7, 17 € par livre (Sans qu'ils aient à te payer tes droits, ce qui n'est d'ailleurs nulle part précisé). Nous sommes en présence d'amateurs (la rédaction du contrat le prouve) qui, s'ils ne sont hors la loi, ne disent pas les choses comme elles devraient être dites , et ne s'engagent à rien qu'à des prestations à minima. 
 
 
En fait, tous les auteurs cherchent un éditeur pour la partie distribution-vente-publicité-marketing etc., mais c'est précisément celle-ci qui fait défaut sous d'illusoires promesses. Autant s'auto-éditer , et aller soi-même à la rencontre de son public."
 
 
Si je prends en compte cette info et l'actualise avec les 500 exemplaires que vous recommandez de fabriquer cela reviendrait à valoir: 500 x 1.77€= 885 € avec mon apport je paierai la totalité de l'impression et participerais plus qu'activement à la fabrication de la couverture, de la correction et de la mise en page, récupérant qu'une part infime en droit d'auteur de ma participation.
 
Dans les termes de ce contrat et pour tous les éléments que je viens de vous exposer, je ne pourrai pas conclure de contrat avec vous. 
 
 
Cordialement
M. Paul Garcia (Paul G. Sergeant)
 
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26/07/2015
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